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Petites annonces farfelues

Jeune hom d'une 50 n e d'années , bien de sa personne, sportif, ( je regarde ttes les émissions à le TV) instruit (j'écris sans fote) physique agréable, (je ne pèse que 150 kg) recherche jeune fille moins de 30 ans, jolie, bonne ménagère, affectueuse, sachant s'occuper de poules, de lapins, et de mon âne préféré, pour vie commune. soirées TV devant mes feuilletons préférés, et We chez mes parents, car personne ne cuisine comme maman.

Myriam

 

"Je sais tout faire de mes 10 doigts et même de mes épaules lorsqu'il le faut. Mes jambes et mes pieds me sont toujours bien utiles aussi pour aider ma carcasse à se mouvoir afin d'effectuer tous vos petits travaux. Patrice à votre service !"

Béatrice

 

Dame avenante, rigolote, gironde cherche compagnon de route pour atteindre les 100 ans. Elle le souhaite bien droit, mais de gauche, gourmand, mais partageur, lecteur tous azimuts, appréciant les voyages et possédant une auto confortable. Toutes les candidatures seront examinées, et le gagnant gagnera le pactole.

Christiane

 

Vend, cause déménagement adorable couple de girafe âgé de 8 ans. Alphonsine et Bertrand ne nécessitent pas beaucoup d’entretien. Vous pouvez facilement les laisser gambader dans votre verger, ils passeront leur temps à égaliser vos arbres. Il est recommandé, si vous voulez les promener, d’acheter une voiture décapotable. Nous sommes joignables de 21h à 24h même le dimanche. Pas sérieux, s’abstenir !

Nadine

Pour Noël 2021, l’atelier d’écriture nous a concocté quelques petits contes

Pour Noël 2021, l'atelier d'écriture nous a concocté quelques petits contes :

UN MONDE MEILLEUR

Il était une fois la ZAD, née de la volonté d'exister en commun d'une poignée d'humains, unis dans leurs diversités sur les chemins de la liberté. Zoé, Alain et Dama avaient quitté leur confort et leurs habitudes pour créer un monde plus bienveillant. Chacun s'efforçait de cultiver le respect, sans toutefois vouloir vivre dans un monde de Bisounours. IIs vivaient chichement, en accord avec leur environnement, construisaient des cabanes dans les arbres pour y vivre entourés des objets qu'ils fabriquaient eux-mêmes. La nature surtout méritait le plus grand respect car elle leur fournissait ce dont ils avaient besoin, eau, air, nourriture...Chacun prenait ses responsabilités et l'entraide était omniprésente. Aux confins des mondes végétal, animal et minéral, la vie s'épanouissait au plus proche de la nature, en parfaite autonomie. Les animaux l'avaient bien compris et au fil du temps, les langages se confondaient, tous se comprenaient. Les oiseaux se faisaient les messagers d'une zone à l'autre, les douces brebis prenaient soin des bébés d'hommes et les intrépides
chevreuils emmenaient dans leurs jeux les plus grands enfants. L'ennui n'existait plus...
Mais un jour, les grands penseurs et créateurs de projets aussi aberrants que pharaoniques, décidèrent de détruire cette ZAD. Les monstres de fer et d'acier arrivèrent de toutes parts et tentèrent de l'atteindre par les airs qu'ils avaient pris soin de polluer de gaz lacrymos. Leur maître tout puissant, L'ARGENT, n'engagea aucune négociation. Alors, contre toute cette bêtise et cette violence, la rébellion se déchaîna. Puisant leurs forces du ciel et de la terre, arbres et racines se mirent à pousser pour former une défense naturelle.
Le grand chêne que tout le monde avait toujours connu sans toutefois lui prêter une grande attention, réagit violemment à cette attaque soudaine. Ses branches se mirent à tournoyer tels des lance-pierres et ses glands s'en trouvèrent projetés, directement dans les pales des hélicoptères. Ses racines, discrètement, sortirent de terre et arrêtèrent net toute avancée.
Comprenant le message, les oiseaux, dans leur langage universel, sonnèrent l'alerte au delà des collines et des champs.
Les fleurs, vives et malicieuses, se régalèrent d'éblouir l'ennemi de leurs couleurs chatoyantes et les champignons, timides, s'acoquinèrent à faire des croche-pieds aux envahisseurs pédestres.
Petit à petit, le cortège s'allongea afin que cette utopie devienne réalité....
Les messages et les récits de ces aventures traversèrent les frontières, le monde....et tous les habitants de l'Univers comprirent que nul n'était besoin d'AVOIR mais plutôt d'ÊTRE et de VIVRE...
Béatrice - Atelier d'écriture MJC Noël 2021

Conte de Noël

Pierlou avait toujours une boucle brune qui sortait de son bonnet rouge, ses yeux bleu pétillaient de malice et se joues étaient fendues d’un large sourire . Il avait d’adorables quenottes et quand il riait- et c’était souvent- on ne voyait qu’elles. Il devait son nom au fait que tout petit, il avait peur des loups, et sa maman avait estimé que si on accolait « loup « à son nom, il n’aurait plus peur. Et on pouvait le penser quand on le voyait galoper dans le jardin avec ses bottes assorties au bonnet. Pour tout le village, Pierlou était l ‘image du bonheur.
Un jour, sa maman le prit sur ses genoux , même s’il se trouvait trop grand pour cela. Elle voulait lui annoncer que désormais Tante Alex vivrait quelque temps avec eux. « Tante Alex, la vieille ? « oui , elle est seulement un peu âgée. Et elle est triste parce que Oncle Luc est parti au ciel…. » » pourquoi il l’a pas emmenée ? « « Voyons Pierlou, elle sera moins triste si elle vit avec nous , tu es gai , toi, tu la distrairas ! « « oui, mais elle grogne tout le temps ! et elle aime pas le bruit de mon camion. Et elle range jamais , elle ! » « mais promets moi quand même que tu seras gentil avec elle …. »
Le lendemain en arrivant à l’école, Pierlou chercha avec ardeur sa petite copine préférée, Perle. Aussi blonde qu’il était brun, avec ses longs cheveux nattés et dotés de petits nœuds rouges, Perle avait un petit air magique que chacun lui reconnaissait. Toujours souriante , prête à arranger chaque petit conflit elle était une aide spontanée à son institutrice. Pierlou l’entraina sur un banc et lui raconta son souci : l’arrivée de la très vieille tante Alex, et très méchante aussi ! Perle interrogea : » pourquoi tu dis qu’elle est méchante ? » « parce qu’elle dit que mon camion fait du bruit et si j’ai un train à Noel, elle dira pareil ! » « Comment on pourrait faire alors ? on va chercher une façon pour qu’elle devienne plus gentille…… »
En sortant de l’école, Perle accompagna Pierlou chez lui .C’est Tante Alex qui ouvrit la porte et regarda entrer les enfants sans dire un mot. Elle avait les yeux rouges et serrait dans sa main un mouchoir roulé en boule. Perle parla la première : » bonjour Madame, je suis à l’école avec Pierlou « Bonjour ma petite fille, veux-tu goûter avec lui ? il y a de la brioche et de la confiture d’airelles » Elle installa les 2 enfants à la cuisine et sortit. » Mais, dit Perle, elle est pas méchante du tout ! elle a juste l’air triste….si on lui fabriquait une belle carte en cadeau ? » aussitôt dit , aussitôt fait. Mais la tante ne revenait pas….Alors Perle rentra chez elle et Pierlou sortit son camion. La tante revint quand ce camion rugissait sous la poigne de l’enfant et sur le grand tapis. Elle demanda au garçon d’arrêter ce bruit de moteur. Il le fit en grommelant et alla dans sa chambre. C’est la maman de Pierlou qui ranima la maison quand elle revint avec un grand sapin à décorer.
Le lendemain après l’école, Perle remorquant Pierlou vint se poster devant tante Alex venue chercher l’enfant : « dis Madame, tu veux que je te raconte une histoire ? » « non, merci , on rentre à la maison. » Tu vois, chuchote Pierlou, je le savais… « oui, mais Madame, je peux la raconter à votre maison , avec Pierlou… » la tante réfléchit un instant, bougonne quelque chose que les enfants ne comprennent pas et fait signe de la suivre.
La petite troupe eut d’abord un goûter, puis s’installa sur des coussins. Et la magie commença : la tante grognon et l’air fâché, s’était calée dans un fauteuil. Conquise par l’histoire et la façon délicieuse dont la petite fille racontait, elle se détendait peu à peu, se mit à sourire aux enfants et à hocher la tête et finit par applaudir. Et ce fut elle qui demanda à Perle de venir chaque soir après la classe raconter des histoires.
Quand Noël arriva, la fille de tante Alex vint la chercher. Elle habitait au Canada et n’avait pu venir plus tôt. Pierlou la vit partir avec tristesse ; elle allait lui manquer, elle était devenue si gentille ! Alors qu’il était tout triste avec son camion arriva Perle qui lui dit doucement : « tu veux une histoire ? »

Peter, Marcus et le lutin

Peter est un grand gaillard qui vient du Nord, un genre de Viking amoureux de ses forêts, qu’il parcourt à longueur d’années.
Il sait faire du feu avec quelques branches, il cueille des baies et des fruits sauvages et sait attraper une carpe à mains nues.
Bien dans sa peau et dans sa tête, il vient en aide à ceux qu’il rencontre sur sa route.
Marcus le braconnier passe par là ; il a posé des pièges pour attraper des lièvres ou des renards.
Il se faufile dans les futaies, essaye de reconnaître les traces des animaux ; il est sans pitié pour ceux pris au piège. L’important est de revenir à la maison avec une proie.
Un jour, Peter fit une rencontre extraordinaire ! Un petit lutin installé au sommet d’un chêne jouait d’un instrument bizarre et inconnu. Un son léger et très gai emplissait la forêt, et des animaux curieux s’étaient approchés et levaient leur museau vers ce mystérieux personnage.
L’ambiance était sereine et joyeuse à la fois.
Marcus s’enfonce dans la forêt, il a l’intention de poser 3 pièges ; lièvre ou renard feraient l’affaire ; il repère des traces sur le sol et se frotte déjà les mains ; Il pense être seul et ne sait pas que tout là haut, sur un arbre perché, deux petits yeux l’observent attentivement. Il camoufle un 1er piège sous un buisson.
À quelques pas de là, Peter cueille des champignons. Il remarque, chose bizarre, que la forêt est silencieuse ; pas un chant d’oiseau, silence total, que se passe-t-il ? Il avance prudemment, essayant de ne pas faire craquer les feuilles mortes sous ses pieds.
Soudain, il aperçoit Marcus accroupi ; il devine ce que ce dernier manigance, il s’approche, le hèle, lui demande ce qu’il fait ? Ce dernier, surpris et vexé d’être pris en flagrant délit, se met à hurler……….
Soudain, un son étrange, lancinant, lugubre, emplit la forêt ; le son se fait de plus en plus fort et violent.
À ce moment des dizaines de rapaces viennent voler autour de Marcus, s’approchant au plus près, en poussant des cris stridents.
Marcus essaye de les repousser mais devant leur agressivité, s’enfuit en courant.
Peter, qui a assisté au spectacle rit de bon cœur ; il détruit le piège et prend dans ses bras le petit lutin pour une folle danse de la JOIE.

Eva et ses amis des bois

Dès sa naissance, Eva faisait la joie de ses parents. Elle était gaie, vive et curieuse du monde qui l’entourait. Son visage irradiait la bonté. Elle aimait par-dessus tout les animaux et se promener dans la forêt. Elle emmenait dans ses poches toujours de quoi les nourrir.
La chasse est ouverte ce dimanche, Franz, Pablo et Julian ont enfilé leurs bottes kaki et leur treillis de camouflage. C’est bientôt Noël, et tous les grands restaurants leur ont commandés du gibier. Ils ont bien l’intention de tuer 2, 3 sangliers et des biches pour honorer leur commande. Ils sont chasseurs de père en fils et n’ont pas d’autres loisirs que de se réunir en forêt dans leur petite cabane construite au beau milieu des bois.
Gustave et Elsi sont un couple de gnomes farceurs. Surtout Gustave avec son gros nez parsemé de poils drus et sa grande bouche aux lèvres charnues. Dès qu’il aperçoit des humains traversant sa forêt, il met au travers de leur route toutes sortes d’embûches ; une racine sortant subrepticement de terre, une pomme de pin tombant sur la tête de l’infortuné promeneur, ou une odeur âcre et tenace se dégageant soudain d’une jolie mousse attrayante : c’est notre Gustave qui a lâché un pet à faire fuir toute une horde de sangliers.
En ce beau dimanche de décembre, Eva avait pris soin de remplir son sac à dos de nourriture pour ses amis les écureuils. Elle savait qu’ils étaient friands des noix de son jardin. Elle venait de franchir l’orée de la clairière, quand tout à coup, elle entendit une énorme déflagration à moins de 100 mètres derrière elle. Les oiseaux s’envolèrent aussitôt du chêne maître, où ils étaient réunis pour un grand conciliabule. Quand Eva se retourna, elle vit sortir du bois trois hommes habillés comme les militaires qu’elle avait vu la veille aux informations et armés chacun d’un immense fusil.
Son sang ne fit qu’un tour. Du haut de ses 1 mètre 40, elle s’avança d’un pas ferme vers ces trois perturbateurs ! Gustave et Elsi n’étaient pas loin non plus. Gustave était assis en tailleur sur le sac à dos d’Elsa. Il sentit monter la sauce, et tel un dragon, il avait les narines en feu. Elsi, plus douce et peureuse, se cachait tout au fond de la poche de son amie. Trois contre trois c’était équitable !
Lorsque les chasseurs virent s’avancer Elsa à la manière d’un petit soldat, ils posèrent leurs fusils contre le tronc du grand chêne et allèrent à sa rencontre avec un petit sourire en coin. Gustave en profita pour se diriger vers les trois fusils. Il frappa trois fois sur le tronc du chêne qui s’ouvrit immédiatement. Aussitôt, il déposa les armes à l’intérieur du tronc qui se referma à la manière d’une porte d’ ascenseur.
Eva, avec son air malicieux expliqua aux chasseurs que cette forêt était son domaine et que les animaux qui habitaient les lieux lui appartenaient depuis sa plus tendre enfance. Deux des chasseurs se mirent à rire à gorge déployée ! L’un d’eux avait déjà choisi son camp !
C’est alors qu’un événement incroyable se produisit : tous les animaux de la forêt ; sangliers, biches, cerfs, lièvres, écureuils, furets, blaireaux, linx apparurent derrière Eva et se disposèrent en ligne derrière elle, tel un escadron bien entraîné ! Le plus jeune des chasseurs, Julian vient se placer à côté d’Eva. La chasse, il n’avait jamais aimé ça. Il voulait juste faire plaisir à son père en l’accompagnant les dimanches.
Les chasseurs pris de panique allèrent chercher leurs fusils ! Mais à leur plus grande surprise leurs armes avaient tout bonnement disparu, comme par enchantement ! Ils n’avaient plus que leurs jambes pour s’enfuir le plus loin possible de cette forêt enchantée !
Bien des années plus tard, dans cette forêt bien dense, on apercevait chaque dimanche un jeune couple se promenant accompagné d’un vieux couple de nains ! On disait que là-bas, les animaux y vivaient en paix et en harmonie et que plus aucun chasseur n’osaient s’y aventurer !

 

MJC du Cheval Blanc 1 Faubourg des Vosges - 68920 Wintzenheim
09 52 85 94 79 -